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Soutenance de thèse de Apolline Mariotti

Mardi 21 janvier 2020 à 14h, amphi du CRPG

Impact du dernier cycle glaciaire interglaciaire sur la dénudation dans les Alpes Maritimes Françaises

Le processus de dénudation est un paramètre clé contrôlant la formation et l’évolution des reliefs terrestres. L’interaction entre les processus de surface (notamment la dénudation) et les variations climatiques à l’échelle des temps géologiques est une question fortement débattue, et ce à cause du manque d’enregistrements continus non affectés par la dynamique tectonique. Afin de contraindre cette interaction, cette thèse se focalise sur le bassin versant du Var (Alpes Maritimes Françaises) et sur ses enregistrements sédimentaires qui permettent un suivit des variations des taux de dénudation depuis le présent jusqu’à il y a 75 000 ans. Cette période couvre la fin du dernier cycle glaciaire (le Würm) ainsi que la transition vers la période climatique actuelle (l’Holocène). La mesure du 10Be (isotope cosmogénique) dans les sédiments permet la quantification des taux de dénudation moyennés sur l’ensemble d’un bassin versant. Cette méthode, appliquée aux sédiments actuels du Var, a permit de calculer un taux de dénudation actuel s’élevant à 0.24 ± 0.04 mm yr–1. La même méthode a ensuite été appliquée sur des échantillons provenant de deux carottes sédimentaires constituant un enregistrement continu et haute résolution des sédiments du Var. Les résultats montrent que l’avancée des glaciers pendant le Dernier Maximum Glaciaire (entre 19 000 et 26 500 ans) a entrainé une augmentation significative ( x 2) des taux de dénudation, tandis que lors des précédentes phases glaciaires (entre 26 500 et 75 000 ans) la dénudation était constante et similaire à la valeur actuelle. Cette réponse non-linéaire de la dénudation aux changements climatiques suggère l’existence d’un seuil contrôlé par la dynamique érosive des glaciers, qui était proche de 1 mm yr–1 pendant le Dernier Maximum Glaciaire et x 4 plus faible entre 26 500 et 75 000 ans.

Jury :

Directeurs de thèse

Pierre-Henri Blard, Chargé de recherche, CRPG
Julien Charreau, Maître de conférence, Université de Lorraine

Rapporteurs

Peter van der Beek, Professeur, Université Grenoble Alpes
Marina Rabineau, Directeure de recherches, LGO

Examinateurs

Maarten Lupker, Chargé d’enseignement, ETH Zürich
Carole Petit, Professeure, Université de Nice
Jane Willenbring, Professeure adjoint, UC San Diego

Invité

Samuel Toucanne, Cadre de recherche, IFREMER




publié lundi 13 janvier 2020