Header
Accueil du site > Actualités / News > Séminaires - Thèses > Séminaires externes 2018-2019

Séminaires externes 2018-2019

Les séminaires externes ont lieu dans l’amphithéâtre du CRPG, en général le jeudi de 13h30 à 14h30 tous les 15 jours. Contact : Etienne Deloule (deloule@crpg.cnrs-nancy.fr)

Jeudi 25 Avril 2019 à 11h00 : Mathieu Daeron (LSCE Orsay) : Treize ans de clumping isotopique dans les carbonates : de l’âge ingrat à l’âge adulte ?

Jeudi 2 mai 2019 à 13h30 : Dirk Scherler (German Research Centre for Geosciences GFZ and Freie Universität Berlin) : Spatial and temporal variations of erosion rates in the headwaters of the Yamuna River, Indian Himalaya

The Himalaya is often considered to be a type locality for climate modulated erosion, and thus for a strong coupling between climate and tectonics. For example, the steep north-south gradient in orographic rainfall coincides with steep gradients in topography, exhumation, and erosion rates. Furthermore, temporal changes in erosion rates have been linked to orbital-scale changes in rainfall intensity or glacial-interglacial changes in temperatures.

I will present previous and on-going work from the headwaters of the Yamuna River, Indian Himalaya, based primarily on cosmogenic 10Be in fluvial sediments, which provide a detailed picture of spatial and temporal changes in erosion rates. Recently obtained paleo-erosion rate estimates from a fluvial terrace close to the High Himalaya point at a strong impact of subglacial derived sediments during glacial periods, but only a limited influence of climate on non-glaciated areas. Furthermore, paleo-erosion rate estimates from <6 Ma foreland deposits indicate cyclic erosion rate changes that we link to tectonic processes in the Yamuna catchment, but no obvious trend related to the Quaternary glacial cycles.

Jeudi 16 mai 2019 à 13h30 : François Régis Orthous Daunay (IPAG Grenoble) : Molecular growth in the solar system

La cosmochimie organique a pour objet l’étude des molécules carbonées dans les environnements spatiaux, du milieu interstellaire à la surface des planètes avec l’ambition de décrire l’histoire de ces objets et de prédire leur avenir. On suppose qu’il existe une évolution moléculaire qui résulte de réactions chimiques liant des atomes les uns aux autres. Ainsi, à mesure que la densité des milieux augmente et que leur température diminue, des molécules de plus en plus lourdes sont observées dans des mélanges de plus en plus complexes. Cette évolution relie l’hydrogène primordial qui constitue l’essentiel du milieu interstellaire à la biosphère terrestre et ses innombrables molécules organisées en cycle de réplication. Les chondrites carbonées sont des météorites qui sont prises pour des échantillons d’astéroïdes non différenciés et dans lesquelles on retrouve les plus forts taux de matière organique. On estime qu’elles sont les roches les plus anciennes du système solaire disponibles pour des analyses en laboratoire. Je montrerai comment on peut extraire le mélange de molécules organiques de ces roches pour en faire la spectrométrie de masse, c’est-à-dire mesurer la distribution de la quantité de tel ou tel assemblage stœchiométrique. En effet, l’apport récent des techniques à transformée de Fourier (FT-ICR et Orbitrap) et leurs pouvoirs séparateurs inégalés a été de pouvoir résoudre la masse de chacune des molécules d’un mélange et de le décrire en intégralité, d’une seule mesure. D’après le spectre de masse, je construirai un estimateur du degré de polymérisation des molécules du mélange mesuré. Dans certains cas favorables, le mélange peut être divisé en sous-ensembles de molécules ne différant l’une de l’autre que par l’ajout d’un motif stœchiométrique bien identifié. Cette propriété confère au mélange les caractéristiques d’un réseau. En étudiant ce réseau dans une direction particulière, on peut lui associer des paramètres de croissance. En termes chimiques, il s’agit d’interpréter la distribution en masse comme le résultat d’une réaction d’ajouts successifs d’un groupement choisi, soit une polymérisation. De la caractérisation de l’avancement de la croissance moléculaire des mélanges extraterrestres je proposerai un mode de formation et une origine dans le système solaire. Par comparaison avec de multiples travaux de synthèse organique, et en particulier ceux menés au CRPG, je montrerai que les paramètres de croissance des mélanges extraterrestres sont contrôlés par la composition des précurseurs inorganiques à leur origine. Tout indique en effet que les mélanges gazeux très réducteurs, à l’instar de ceux présents dans les disques protoplanétaires, sont les meilleurs candidats pour expliquer les observations faites sur les chondrites.

Les séminaires déjà présentés




publié mercredi 14 août 2013