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Séminaires externes 2018-2019

Les séminaires externes ont lieu dans l’amphithéâtre du CRPG, en général le jeudi de 13h30 à 14h30 tous les 15 jours. Contact : Etienne Deloule (deloule@crpg.cnrs-nancy.fr)

Jeudi 8 novembre 2018 à 13h30 : Alessio Sanfilippo, (Dep. of Earth and Environmental Sciences, University of Pavia & IGG-CNR Pavia, Italy) : Melting an ancient, depleted mantle at Mid Ocean Ridges

The use of combined radiogenic isotope systematics (e.g., Os, Nd, Hf, Sr, Pb) on mantle peridotites and erupted melts reveals an extreme heterogeneity of the asthenospheric mantle, which is nowadays considered to consist of portions re-enriched in fusible elements and portions an old, refractory oceanic lithosphere survived from re-homogeneization in the asthenosphere. This contribution infer that ancient (> 1 Ga), ultra-depleted domains in the upper mantle have the ability to produce melts, and that these “ultra-depleted” and “radiogenic” melts have a fundamental -and so far unrecognized - contribution in the basalts chemistry.

Jeudi 15 novembre 2018 à 13h30 : James Farquhar (University of Maryland, USA) : Four S-isotope provide information about reaction pathways (equilibrium vs kinetic effects) and geochemical processes

This talk will review the basic principles that control the nature of sulfur isotope variability in terrestrial environments extending from the modern atmosphere to the ancient atmosphere, sediments in deep geological time, and recycling of material from ancient sediments to solid-Earth reservoirs. It will be focused on some recent work with ice core sulfate (collaboration with Joel Savarino and Elsa Gautier) and some experiments related to transfer of the S isotope signal to pyrite in microbial experiments we have done.

Lundi 19 novembre 2018 à 11h : Romain Delunel, U. Bern Applications récentes et futures des nucléides cosmogéniques dans les archives (et flux) sédimentaires

Depuis une vingtaine d’années, l’utilisation des nucléides cosmogéniques produits in situ tels que le beryllium-10 s’est imposée comme une méthode unique pour la datation absolue des formations superficielles quaternaires d’origine fluviatile, glaciaire ou encore gravitaire. En outre, la concentration en nucléides cosmogéniques dans les sédiments, actuels ou anciens, permet de tracer les flux sédimentaires et de quantifier les taux de dénudation moyens pluriséculaires à l’échelle du bassin versant.
Après une présentation de cette approche méthodologique, je vous présenterai les principaux enseignements issus d’une compilation des taux de dénudation pour plus de 350 bassins versants alpins. Enfin, je proposerai une application possible de cette méthode afin de quantifier, dans l’espace et le temps, les contributions respectives des processus naturels et des perturbations anthropiques dans l’évolution pédo-géomorphologique des systèmes naturels et anthropisés.

Mercredi 21 novembre 2018 à 13h : Christoph Burkhardt, Institut für Planetologie - Münster (Allemagne) Solar system genealogy — from grains to planets

Understanding the formation and evolution of our solar system through the analysis of meteorites took great leaps forward in the last years. This progress is in particular driven by the discovery of minute nucleosynthetic isotope anomalies in meteorites and their components. These anomalies are conservative in nebular and planetary processes and thus provide a unique tool for unraveling genetic relationships among planetary materials. In this talk I will provide an overview of the state of the art in this emerging field, with a focus on the inferred early solar system structure and the dynamics of volatile delivery to Earth and Mars.

Jeudi 29 novembre 2018 à 13h : Marc Monnereau (IRAP Toulouse) Modélisation de Vesta et de Cérès, et ségrégation métal-silicate

En septembre 2012, la sonde Dawn quitte Vesta qu’elle a étudiée pendant plus d’un an pour rejoindre Céres autour de laquelle elle tourne encore. Cette première partie de la mission confirme Vesta comme le corps parent des météorites HED (gabbros et pyroxénites cumulatives). Ces témoins d’une activité magmatique très précoce (i.e. datant des premiers millions d’années de la formation du système solaire), est probablement due à la présence de l’isotope radioactif 26Al en abondance suffisante au moment de la formation des corps rocheux primitifs pour permettre leur fusion. La différenciation de Vesta et la formation des HED ont été d’abord vues comme le résultat de la cristallisation d’une fusion totale du corps. Pourtant, la migration de la principale source chaleur, contenue dans le premier minéral fondu, le plagioclase, rend ce scénario assez difficile. On montre cela via un modèle de migration des magmas, basé sur les équations de la compaction, couplé à un diagramme d’équilibre de phase simplifié (olivine-anorthite-quartz). Cela permet de calculer l’évolution de la minéralogie en fonction du temps et de la profondeur. Les résultats montrent que les eucrites et les diogénites pourraient être une caractéristique commune des petits corps les plus gros (quelques centaines de km de diamètres) formés très tôt dans l’histoire du système solaire.

Jeudi 6 décembre 2018 à 13h : Catherin Annen, Bristol University Accumulation, différentiation et cristallisation des magmas dans la croûte continentale

Le magmatisme est un phénomène complexe dont la compréhension nécessite de prendre en compte ses dimensions spatiales et temporelles. Les données géophysiques, géochronologiques et expérimentales permettent d’élaborer des modèles conceptuels qui peuvent être testés avec des simulations numériques. Celles-ci indiquent que les vitesses de transfert et de mise en place des magmas dans la croûte sont déterminantes pour la génération des chambres magmatiques. Les calculs de transfert de chaleur montrent que la plupart des corps ignés superficiels se sont mis en place trop lentement pour que de grandes quantités de magmas aient pu s’accumuler dans les niveaux supérieurs de la croûte. En conséquence, il est vraisemblable que l’essentiel de la différentiation magmatique opère à des niveaux plus profonds en milieu et base de croûte. La compréhension des conditions d’accumulation des magmas présente un intérêt non seulement académique, mais également sociétal, dans la mesure où elle affecte les modèles de genèse de certaines ressources minières ainsi que notre interprétation des précurseurs d’éruptions volcaniques.

Jeudi 17 Janvier 2019 à 13h30 : Anne Magali Seydoux Guillaume (CNRS, St Etienne) : Dans l’intimité de minéraux radioactifs : des mécanismes révélés aux extrêmement petites échelles

L’intérêt pour les effets de l’irradiation dans les minéraux radioactifs remonte à plus de 120 ans, avant même la découverte de la radioactivité en 1896 par Henri Becquerel, puisque le terme “metamikte” fût défini en 1893 par Waldemar Christopher Brøgger pour décrire un minéral optiquement isotrope, présentant des fractures conchoïdales mais dont les faces cristallographiques étaient préservées. En Sciences de la Terre, certains minéraux radioactifs (riches en U et Th) sont utilisés pour dater les roches (e.g. zircon, monazite) ou pour reconstruire une histoire thermique (thermochronométrie basse température sur zircons, apatites). Pour connaître la capacité de ces minéraux à enregistrer un évènement et en connaître la signification, il est nécessaire de comprendre les effets induits par l’irradiation sur leurs structures. Dès leur formation, ces minéraux accumulent des dégâts d’irradiation principalement liés à la désintégration α des 3 chaînes radioactives de U et Th. Soumis à ces rayonnements sur une longue période de temps, les minéraux se comportent de manières différentes : certains deviendront amorphes (métamictes), comme par exemple le zircon, tandis que d’autres restent cristallisés, par exemple la monazite et l’apatite. Un autre intérêt pour les minéraux radioactifs est apparu à partir de 1975 dans un contexte industriel particulier questionnant la gestion des déchets nucléaires. La compréhension de l’effet de l’accumulation des dégâts d’irradiation dans les minéraux sur le long terme (plusieurs millions d’années) est devenue un paramètre et un atout majeur pour évaluer la durabilité des céramiques qui pourraient être utilisées pour le stockage des déchets nucléaires. Dans cet exposé, je montrerai comment le Microscope Electronique en Transmission (MET), et plus récemment en particulier grâce au couplage avec la Sonde Atomique Tomographique (APT), a permis des avancées dans notre compréhension des mécanismes actifs à l’échelle nanométrique, au cours des temps géologiques.

Jeudi 31 janvier 2019 à 13h30 : Christoff Andermann (IGFZ Potsdam) : The Bhotekoshi outburst flood and its hydrological, sedimentological and geochemical signal along the Bhotekoshi-Sunkoshi-Saptakoshi river

Jeudi 16 mai 2019 à 13h30 : François Régis Orthous Daunay (IPAG Grenoble) : Molecular growth in the solar system


Les séminaires déjà présentés




publié mercredi 14 août 2013